Triste Paris après les attentats…

Difficile de publier sur un autre sujet que notre quotidien du moment…parce que depuis vendredi à Paris, la vie continue, mais le temps s’est arrêté.

Depuis les évènements on ressent la tension, et la ville est triste.

Samedi, nous ne sommes pas sortis, nous avons tenté de préserver les enfants 24h de l’horrible nouvelle….Dimanche nous avons décidé que la vie devait reprendre, et comme nous allions être confronté à la dure réalité, que mon aînée se rendait à un anniversaire, j’ai décidé de lui expliquer. J’ai utilisé des mots simples, rien de trop effrayant, juste que des fous avaient tué des gens dans Paris, comme à l’époque de Charlie. Que nous étions tristes et un peu inquiets, mais que les policiers et les soldats étaient là pour nous protéger. Elle m’a demandé avec ses mots d’enfants, si comme ils étaient fous, ce n’étaient peut-être pas leur faute mais une maladie, qu’on pouvait peut être leur pardonner. Cette interrogation là, je ne m’y attendais pas, je lui ai dit que non on ne pouvait pas les excuser, et que même si cela relevait de la folie, ce n’était pas une maladie. Comment leur expliquer, l’inexplicable….ce ne sont que des enfants.

Dimanche la vie avait donc repris, courses, parc, amis, vie de quartier, mais quand arriva le dimanche soir, je n’ai pas eu le courage de les mettre à l’école et j’ai décidé de les garder lundi. Le climat me parraissait tellement hostile, et j’en avais la possibilité, alors nous sommes restés ensemble toute la journée.

Mardi retour à l’école, tout le monde regarde tout le monde, on nous presse pour ne pas traîner devant les établissements dont toutes les portes habituelles ne sont pas ouvertes, les enfants sont un peu pertubés, mais ce sont des enfants, ils passent vite à autre chose. Sur le chemin du retour, un colis suspect dans la rue de l’école, le périmètre est bouclé, je ne sais pas si je pourrais les sortir pour le déjeuner le temps que le déminage arrive, je me dis qu’ils vont s’inquièter…tout fini par se débloquer à temps pour la sortie.

Aujourd’hui les nouvelles étaient mauvaises, cela se passait dans le nord de Paris, j’accompagne ma fille à la musique,  par mesure de sécurité les parents sont invités à ne pas entrer, j’emmène mon fils dans un parc vide pour un mercredi après -midi…

Je ne veux pas de cette vie pour mes enfants, je ne veux pas de cette vie de parents.

Je pense aux familles des victimes, je pense à l’avenir…mais je crois en mon pays dans lequel j’ai envie de voir grandir mes enfants, le pays de la liberté, l’égalité et la fraternité…

Profession Maman

xoxo

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