Attentats de Paris : comment en parler aux enfants, les conseils de la psychologue

Depuis ce matin, je suis incapable de parler des évènements à mes enfants. Nous avons coupé toutes les informations, et vécu cette journée en autarcie dans un monde de jouets et de dessins animés. Il va pourtant bien falloir sortir et se confronter à la réalité.

Je me suis donc tournée vers les conseils d’une experte pour vous, pour moi, j’ai demandé de l’aide à Monique de Kermadec, Psychologue clinicienne et psychanalyste. Je connais sa grande compréhension, son altruisme, son amour pour les enfants, et j’apprécie beaucoup son travail que j’ai pu découvrir à travers ses ouvrages. Ce soir, je partage avec vous ses conseils pour parler à nos enfants de la violence.

Monique de Kermadec nous confirme, que garder l’enfant ignorant ne le prépare pas, puisque les sujets évités par la famille seront apportés par l’école et le monde extérieur.

Que faire alors?

  • Ecouter et vérifier ce que l’enfant sait d’un évènement
  • Savoir que sa réaction n’est pas la vôtre
  • Rassurer votre enfant, sachez qu’il peut parler des sujets tristes ou qui font peur
  • Soulignez que ces sujets vous font de la peine et vous inquiètent aussi, il n’est pas le seul
  • Encouragez ses questions aujourd’hui et dans le futur , on fait mieux face à la crise si on peut la comprendre
  • Soyez honnête dans le partage de l’information, sans oublier l’âge :

tout petit, donnez lui une information brève et faites preuve de réassurance

au collège, ils veulent savoir si ils sont en sécurité et ce qui est fait pour les protéger, prenez soin de séparer la réalité de l’imaginaire

plus grands, les réactions sont plus fortes, ils recherchent des solutions concrètes, il cherchent à définir avec notre aide leur rôle pour maintenir la sécurité, et rapporter lui les menaces en vues

  • N’hésitez pas à admettre que vous n’avez pas toutes les réponses, qu’on ne peut pas tout faire tout seul
  • Donnez lui du temps pour revenir sur le sujet
  • Si vous ressentez de la depression ou de l’angoisse, n’hésitez pas à consulter

Je remercie encore Monique de Kermadec pour son aide et ses conseils, prenons maintenant notre courage à deux mains, armés de ces précieuses recommandations et allons leur parler de la vérité aussi terrible soit elle.

Je finirais sur cette citation d’André Gide « C’est souvent lorsqu’elle est le plus désagréable à entendre qu’une vérité est le plus utile à dire ».

Profession Maman

xoxo

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